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Rencontre avec

Marc Dagnino, président de deux associations pour le personnel

Marc Dagnino est responsable informatique au Laboratoire de Biomécanique et Mécanique des Chocs sur le campus de Lyon. Il est également président de l’APIO et de l’ARA, deux associations qui agissent pour le bien-être des personnels.


Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je suis responsable informatique du LBMC (Laboratoire de Biomécanique et Mécanique des Chocs).

C’est un laboratoire assez vivant, avec de nombreux chercheurs, un volant important de doctorants et de stagiaires qui sont là de 4 à 5 mois dans l’année. Je m’assure que tout le monde puisse utiliser l’informatique et avoir un ordinateur. Je résous tous types de problèmes, soft ou hard.

Que faites-vous également pour l’université ?

Je suis président de l’APIO (Association du Personnel de l’IRT et de l’ONSER). L’IRT et l’ONSER sont les deux entités qui ont fusionné en 1985 pour fonder l'Institut national de recherche sur les transports et leur sécurité (Inrets), qui a ensuite fusionné avec le Laboratoire central des ponts et chaussées (LCPC) pour devenir l’IFSTTAR, puis l’Université Gustave Eiffel. L’association s’est toujours appelé APIO, même si ce nom ne veut plus rien dire, sauf pour les plus anciens, et même pour moi qui suit arrivé plus tard. En 2001, j’étais trésorier. Et je suis devenu président en 2005. 

Je suis aussi le président de l’ARA (Association de Restauration des Agents). J’ai pris la présidence il y a quelques années après avoir fait parti du CA. 

En quoi consiste votre travail dans ces associations ?

Pour l’APIO, en temps normal, nous proposons des voyages, nous sommes déjà allés à Rome, Londres, Lisbonne… Ce sont des voyages en week-end prolongé, sur 3 ou 4 jours, pour que le plus de monde puisse participer s’il le souhaite. Nous faisons aussi des sortis sur une journée, dans un parc animalier par exemple et des événements (karting, soirée festive, tournoi de volley avec barbecue, Noël des enfants…). Nous proposons chaque année un appartement qu’on loue à la montagne et qu’on loue à nos collègues. Ça leur permet de partir plus facilement sur des durées qu’il n’est pas toujours possible d’obtenir dans des locations, du vendredi soir au dimanche par exemple. Nous proposons également des skis en location pour enfants et adultes ainsi que du matériel de bricolage (perceuse, ponceuse, taille-haies…). Nous avons aussi des places de cinéma moins cher, et des spectacles, comme Jazz à Vienne ou les Nuits de Fourvière. Nous organisons des animations entre 12h et 14h, du sport notamment comme de la gym. 

Pour l’ARA, ce n’est pas du tout le même job que l’APIO puisque l’association qui gère le restaurant n’accueille pas que les personnels de l’université, il accueille aussi des personnels d’autres entités. Il y a également un autre restaurant un peu plus loin avec le Cerema. On ne parle pas du tout des mêmes budgets et on a plusieurs interlocuteurs car on doit travailler avec toutes les entités qui utilisent les restaurants. Cela demande beaucoup plus d’investissement. Nous faisons notamment des appels d’offres pour choisir un prestataire, pour mettre au point les prix et les ajuster au mieux pour les convives et pour que les prestataires s’y retrouvent et ne fassent pas faillite (c’est arrivé une fois, nous mangions bien, mais ce n’était pas très cher et il n’a pas tenu). Si on se loupe sur l’ajustement des prix d’un centime sur un repas, cela peut devenir un déficit de mille euros. Mais il n’est pas évident de savoir combien on va pouvoir faire de couverts à l’année, surtout avec l’arrivée du télétravail qui permet aux personnels de manger chez eux. 

La crise sanitaire a dû avoir un impact sur ces activités ?

Tout a beaucoup été freiné depuis 2020. Nous recommençons tout doucement à relancer la machine, d’abord avec le sport. On essaie également d’organiser une sortie.

Comment en êtes-vous arrivé à devenir président de deux associations ?

J’ai commencé avec l’association des personnels. Je connaissais bien la présidente. La trésorière est partie et les chiffres ne me faisant pas peur, j’ai pris la suite. Pour l’ARA, je m’entendais bien avec l’ancien président et c’est tout naturellement que j’ai accepté de prendre sa suite. 

Je suis président, mais je suis quand même bien entouré, avec plein de personnes qui gèrent beaucoup de choses. Je suis surtout l’interlocuteur, le point d’entrée. 

Il n’est pas trop difficile de gérer toutes ces casquettes ?

Ça dépend. L’APIO, ça roule. La vice-présidente est super et fait presque tout.

L’ARA demande plus de rigueur, surtout au niveau de l’argent. Notre objectif n’est pas d’en gagner, mais il faut ne pas en perdre. Il faut également choisir une bonne prestation qui propose des repas pour tout le monde. Le plus gros travail, c’est l’appel d’offre qu’on doit faire, tous les trois à cinq ans, en prenant en compte toutes les lois qui évoluent, en favorisant les circuits courts, les produits bio, et tout en tendant vers davantage de repas végétariens sans supprimer les viandes pour ceux qui en veulent.

Mon chef trouve que c’est beaucoup, et me demande quand je vais passer le flambeau ! Ce sont des postes de présidents qui n’attirent pas beaucoup de monde. Si quelqu’un veut prendre une de mes places, il n’y a pas de problème, je lui passe avec plaisir. 

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