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Penser la ville de demain avec le Labex Futurs urbains

Le laboratoire d’excellence Futurs urbains vient de fêter ses 10 ans d’existence lors de deux journées d’études les 15 et 16 juin. Au programme de cette manifestation : table ronde, dialogues interdisciplinaires et débats autour des enjeux de la ville du futur. Une pluralité de thématiques et d’approches qui font l’ADN du Labex.


« Notre Laboratoire d’excellence est né avec l’ambition de mettre en commun les forces de travail et de réflexion de plus de 300 chercheurs et chercheuses, autour de disciplines et de thématiques variées : sciences humaines et sociales, ingénierie, architecture, sciences environnementales. » Co-Responsable scientifique du Labex Futurs urbains, Loïc Vadelorge revient sur la genèse de ce projet transformant pour l'Université Gustave Eiffel. Pluridisciplinaire, ce Labex réunit de nombreux partenaires : CNRS, École des Ponts ParisTech, Écoles Nationales Supérieures d’Architecture de Paris-Belleville et Paris-Malaquais ou encore Université de Paris-Est Créteil Val-de-Marne. Composé de 14 laboratoires, Futurs urbains favorise les collaborations autour d’un même fil conducteur entre des équipes variées et des établissements différents. Une pluralité d’approche et de réflexion qui fait dire à Loïc Vadelorge que « l’interdisciplinarité est l’ADN de Futurs urbains. »

« Nous sommes à un tournant de l’histoire urbaine. »

L‘avenir des villes se conjugue au pluriel
Cette ambition d’encourager les recherches transversales et de créer des passerelles a inspiré le nom même du Labex : « Futurs urbains, le pluriel est essentiel. La question des villes futures ne se limite pas au développement urbain durable mais englobe une multitude de thématiques complexes : transition énergétique, mobilités, numérique, métiers de la ville… Nous sommes à un tournant de l’histoire urbaine. La ville du 21e siècle doit répondre à des enjeux de transitions énergétiques et climatiques et à des problématiques spatiales et sociales inédites par leur ampleur et leur rythme » ajoute Loïc Vadelorge qui enseigne également l’histoire contemporaine à l’Université Gustave Eiffel.

Après 10 années d’existence, le Labex a vu l’émergence de nouvelles pistes de réflexion : « Les chercheurs n’ont pas attendu le mouvement #MeToo pour s’intéresser à la question de la place des femmes ou à la notion de genre, mais il est vrai que cette thématique a récemment pris de l’ampleur. Idem pour ce qui touche de la relation de l’Homme à la nature et à l’animal, précise Loïc Vadelorge. Le fruit de notre travail est diffusé par le biais de tables rondes, d’ouvrages et de publications. Certains de ces travaux sont parus aux éditions l’Œil d’Or dans la collection “Critiques et Cités / Futurs Urbains” et aux éditons inFolio au sein de la collection “Archigrapy Poche / Futurs Urbains”. Dernièrement, notre groupe de travail “Penser urbain par l’image” a davantage travaillé à la communication visuelle grâce à des outils internet ou vidéos. »

Parmi les récentes parutions, citons : « Vivre à l’Est de Paris » sous la direction d’Anne Clerval et Matthieu Delage, tous deux membres du groupe de recherche JEDI (Justice, Espace, discrimination et inégalité). La trame narrative de l’ouvrage s’inspire de la ligne de RER A, en suivant son tracé. Elle permet d’interroger l’évolution du territoire de l’Est parisien depuis le milieu du 19e siècle à travers une réflexion globale sur la métropole et le Grand Paris.

Ouvrir la recherche à l’international
Autre axe stratégique déployé par le Laboratoire d’excellence, l’ouverture à l’international. « Dès sa création, le Labex a eu vocation à collaborer avec d’autres universités intra ou extra européennes. C’est un exercice qui s’est toujours révélé fructueux et fécond. Je citerai en exemple notre collaboration avec l’Université de Valladolid en 2016 et 2017 qui aura abouti à un grand colloque intitulé “Récits de ville et aménagement urbain” », poursuit Loïc Vadelorge.

Cette ouverture profite également aux étudiants. « Depuis 2012 et la création de bourses incitatives, la mobilité entrante et sortante a été renforcée. Nous accueillons ainsi régulièrement des étudiants allemands suédois ou italiens. » Parallèlement, des ateliers de recherche vont voir le jour. Ils recevront des étudiants pour une durée de 4 à 6 mois afin de les initier et de les former à la recherche. « Si l’intégration des doctorants au Labex n’est pas une nouveauté, les ateliers accueilleront aussi des étudiants de Master. Une dynamique qui devrait se confirmer dès septembre prochain avec la mise en place du Graduate Program Urban Future ».

Nouveaux enjeux, nouvelles réponses
Si l’approche scientifique du Labex Futurs urbains a fait ses preuves, l’après 2020 devrait apporter de nouveaux angles de réflexion : « La pandémie de COVID-19 devrait évidemment en faire partie, mais nous ne nous bornerons pas à une simple analyse de ses effets », indique le responsable scientifique. « Il nous semble primordial de mettre en perspective et d’interroger comment elle bouscule et influence nos propres objets de recherche. »


Plus d'informations

https://www.futurs-urbains.fr

 

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