Les données constituent une brique fondamentale pour la recherche scientifique. « Qu’elles soient textuelles, photographiques, sonores, numériques, alphanumériques, issues d’enquêtes, collectées grâce à des capteurs ou obtenues par des simulations, les données sont les matières premières qui permettent aux chercheurs et chercheuses de valider ou non leurs hypothèses, de décrire et modéliser un phénomène et de produire de nouvelles connaissances » détaille Céline Rousselot, chargée de mission Gestion et ouverture des données de la recherche à l’Université Gustave Eiffel.
L’ouverture des données de la recherche vise à rendre la science plus transparente, collaborative, reproductible et incrémentale. Pour parvenir à cet objectif ambitieux, les laboratoires sont soumis à différentes exigences de l’État (loi pour une République numérique, plans nationaux pour la science ouverte), des financeurs - l’ANR et la Commission européenne en tête, et des éditeurs de revues scientifiques. Afin d'aider les laboratoires à répondre à ces conditions, la Vice-Présidence Recherche s’est emparée de la question : « Un ensemble de services et d’outils sont dès à présent opérationnels pour sensibiliser, former et accompagner les personnels de la recherche à la gestion et à l’ouverture de leurs données » indique Corinne Brusque, cheffe du service diffusion des savoirs et ouverture à la société (DSOS). « Ouvrir les données de la recherche s’anticipe, rappelle Céline Rousselot. Il est nécessaire d’envisager l’ouverture dès le début du projet de recherche pour lever les éventuels freins au partage de données. Le respect des bonnes pratiques de gestion et d’ouverture des données permettra de partager des données faciles à trouver, accessibles, interopérables et réutilisables. »
Anticiper et formaliser la gestion des données avec le PGD
Le plan de gestion de données (PGD1) est un outil pour anticiper et formaliser la gestion des données à toutes les étapes de la vie des données. Ce document fait partie des livrables obligatoires des projets financés par l’ANR et Horizon Europe. Il détaille la manière dont les données seront collectées, stockées, traitées, partagées, ouvertes et archivées. Le PGD invite l’équipe de recherche à répondre à une série de questions : comment seront collectées les données ? Sont-elles protégées par une réglementation restreignant leur ouverture ? Où seront-elles publiées ? Sous quel format ? Un modèle de PGD est proposé par l’université. Pour faciliter la rédaction de ce document par les laboratoires, ce modèle est commenté afin de préciser les attendus, recommander des outils. Il est par ailleurs illustré par des exemples de réponses. Le service diffusion des savoirs et ouverture à la société propose également un service de relecture et de conseil pour la rédaction de PGD par sollicitation directe ou via la plateforme en ligne DMP OPIDoR.
Par ailleurs, Céline Rousselot anime avec Véronique Juge, déléguée à la protection des données personnelles de l’université, une formation au plan de gestion de données et aux démarches de conformité RGPD pour les données à caractère personnel. Cette formation a déjà bénéficié à 50 personnes depuis la création de l’université. L’inscription à cette formation se fait directement sur GEFORP.
« Des bonnes pratiques et des services à disposition »
Une nouvelle rubrique sur les données et les logiciels de la recherche a été créée sur l’intranet de l’université. Elle présente de nombreux conseils et informations sur les cadres juridiques et les bonnes pratiques de gestion, de diffusion et d’utilisation des données et des logiciels. Ces pages s’adressent à tous, que vous soyez producteurs ou utilisateurs de données ou codes. Afin de faciliter l’ouverture des jeux de données produits par l’université, un entrepôt institutionnel de données et de codes sources, data.univ-gustave-eiffel, est mis à disposition des laboratoires. Cette plateforme a pour objectif de rendre les données accessibles et réutilisables par tous, lorsqu’elles peuvent être ouvertes, en respectant des bonnes pratiques d’ouverture (documentation, licence, identifiant pérenne…). Un accompagnement au dépôt des jeux de données sur cet entrepôt est proposé par le service DSOS. « À l’avenir, nous souhaiterions organiser des rendez-vous DATA, courts et périodiques, pour aborder à chaque rendez-vous un aspect spécifique de la gestion et de l’ouverture des données (principes FAIR2, choix des licences, entrepôts de données, rédaction de data papers…) et favoriser le partage d’expérience » projette Corinne Brusque.
Besoin d’un accompagnement ou de conseils ? Contactez Céline Rousselot à l’adresse suivante : donnees-recherche@univ-eiffel.fr
1 ou Data Management Plan (DMP)
2 Findable, Accessible, Interoperable, Reusable





