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Gustaviz : une entrée simplifiée dans le monde des compétences grâce à la datavisualisation

Projet de valorisation des compétences développées dans le cadre des licences et masters en Management de l’innovation de l’immobilier d’entreprise (MIPI) et du numérique (MITIC), Gustaviz s'appuie sur la datavisualisation pour rendre intelligible les référentiels compétences et faciliter leur appropriation par les étudiants, tuteurs d’entreprise et équipes pédagogiques, et les rendre acteurs de la formation.


Comment faciliter la compréhension et l’appropriation des compétences développées dans l’enseignement supérieur ? La question est à l’origine de Gustaviz, un projet de datavisualisation piloté par Claudie Meyer, enseignante-chercheuse (DICEN-IDF) et responsable du département Management de l’innovation et ingénierie des services de l’IFIS. Objectifs du projet : rendre visible et lisible les compétences développées dans le cadre des licences 3 et masters Management, innovation de services et patrimoines immobiliers (MIPI) et Management, innovation de services et numérique (MITIC) et les mettre en relation avec les enseignements et les situations de travail en entreprise (les parcours sont en alternance). Les intérêts ? « Notamment faciliter la construction du projet professionnel des étudiants et permettre aux entreprises de savoir si elles confient une mission en adéquation avec la formation. Et pour nous, enseignants, il s'agit de mieux articuler nos cours aux métiers cibles » illustre Claudie Meyer.

Gustaviz a débuté en 2019 après quatre années de travail, dans le cadre du dispositif IDEA, sur l’approche compétences au sein des parcours MIPI et MITIC. Après avoir réalisé les deux référentiels de compétences et travaillé sur leur évaluation, Claudie Meyer et son équipe constatent deux problématiques : les étudiants rencontraient des difficultés à réaliser un bilan de compétences en fin de parcours et les tuteurs à faire le lien entre les missions en entreprise et le développement de compétences. « L’approche compétences est complexe : elle produit un grand volume de données, qui ne peuvent pas se considérer indépendamment et s’adressent à des acteurs différents : étudiants, tuteurs d’entreprise, enseignants, équipes pédagogiques » explique l’enseignante-chercheuse.

Face à ce constat, Claudie Meyer s’interroge sur la manière de rendre intelligible à tous les référentiels compétences et se rapproche des équipes du Centre d’Innovation Pédagogique et Numérique (CIPEN) de l'université « qui se posaient des questions techniques sur la visualisation des compétences ». La solution commune à leurs problématiques ? La datavisualisation, ou dataviz, c’est-à-dire la visualisation des données de manière graphique. Le projet Gustaviz est alors lancé en collaboration avec Lou Hamonic, chef de projets numériques, et Ludovic Collin, chef de projet web, du CIPEN. « La dataviz matérialise graphiquement une situation complexe, elle a un rôle de traduction. Ce support permet aussi à chacun d’entrer sur les référentiels selon ses propres représentations, sa culture, son métier… Par exemple un tuteur technique ne regardera pas les mêmes données et ne suivra pas le même chemin qu’un tuteur manager. Idem pour un étudiant de licence, en début de cycle, et un étudiant de M2, en fin de cursus ».

Que souhaite-t-on donner à voir ? Sous quelle représentation graphique ? Selon quelles modes d’interaction et de navigation ? Comment donner envie à l’utilisateur d’entrer dans une dynamique d’exploration des compétences du parcours ? Autant de questions que se sont posées les partenaires pour concevoir Gustaviz. « Nous avons fait le choix de réaliser une "process map" : un format de visualisation qui ne présente aucune orientation privilégiée et dont la représentation visuelle met en relation des concepts théoriques complexes, dans une démarche linéaire ou associative ». Le résultat ? Un outil numérique articulé en deux parcours, chacun composé de 6 graphes sur les « Métiers cibles » et les 5 blocs de compétences de chaque formation : « Concevoir et réaliser », « Piloter », « Coopérer », « Mobiliser les expertises », « Agir en situation professionnelle et de recherche ». Ils permettent par exemple d’identifier quelle compétence est développée dans le cadre d'un cours ou d'une situation de travail en entreprise. « Gustaviz est encore en cours de construction mais les premiers retours sont positifs » se réjouit Claudie Meyer. La prochaine étape ? Affiner le design et améliorer la navigation sur l’outil. « Nous allons lancer ce mois de novembre une enquête auprès d’étudiants, de tuteurs et d'enseignants afin de mieux connaître leurs usages de Gustaviz puis déployer et évaluer l’expérience utilisateur afin d’obtenir un outil robuste qui pourrait intéresser d’autres cursus ».

Le regard de Claudie Meyer sur l’approche compétences
« La mise en œuvre d'une démarche compétences est longue et fastidieuse mais cela apporte une vraie réflexion sur nos formations et notre ingénierie pédagogique. Nous avons consolidé et opérationnaliser nos visions des métiers. Les compétences donnent du sens et permettent de mieux comprendre pourquoi suivre un cours ou réaliser une mission en entreprise. C’est également un vecteur d’autonomisation des étudiants : ils peuvent mieux voir où ils en sont, ce qu’il leur reste à apprendre et vers quoi ils doivent s’engager. Un enjeu important dans le cadre de la formation tout au long de la vie ».

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