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Plus verte, moins énergivore : l'ambition affichée du projet immobilier de l’université

Directeur général délégué immobilier et logistique, Philippe Avril gère avec ses équipes le patrimoine immobilier de l’Université Gustave Eiffel sur l’ensemble du territoire. Il partage ici les projets en cours ou à venir, la politique énergétique de l'établissement, les exemples de réalisations…


L’Université Gustave Eiffel compte aujourd'hui six campus dans l’Hexagone. Quels défis posent cette couverture territoriale ? 

Notre patrimoine immobilier comporte 49 bâtiments répartis dans toute la France, ce qui représente près de 200 000 m² de surface. L’entretien, la maintenance, le gardiennage, les assurances bâtimentaires ou des travaux de rénovation au sein d’un si large périmètre ont un coût non négligeable. Avec plus de 10 millions d’euros, l’immobilier représente le second poste budgétaire de l’université. 

La fusion a aussi entraîné le regroupement des équipes pour une mise en commun des compétences. Avoir une meilleure compréhension des problèmes ou des enjeux immobiliers au sein de chaque campus nous permet d’apporter une réponse commune plus cohérente et plus efficace. 

Quels projets immobiliers portez-vous à ce jour ?

Plusieurs sont déjà en voie de réalisation. À Serris (Seine-et-Marne), un bâtiment dédié à l’enseignement devrait prochainement faire l’objet d’un appel d’offres travaux. Sur le campus Descartes, le dernier étage du bâtiment François Rabelais sera transformé en espace sportif (mur d’escalade, dojo, équipement de musculation) et le bâtiment Clément Ader va prochainement s’étendre avec la création d’Ader 2. Ce dernier accueillera une maison de la santé à destination des usagers de l’université mais également une maison des partenariats qui doit servir de point d’entrée pour nos partenaires : acteurs privés, collectivités locales, ministères, etc. Cet espace contribuera notamment à mener des actions de formation tout au long de la vie, afin, par exemple, de former des cadres d'entreprises ou administrations aux enjeux du réchauffement climatique.

Les rénovations thermiques constituent l’autre grand volet de nos projets immobiliers. Les façades des bâtiments trop énergivores seront réhabilitées, notamment sur le campus nantais (bâtiment Darcy) ou à l’IUT de Meaux et le bâtiment Lavoisier à Marne. L’objectif, à terme, est de mettre au point un schéma pluriannuel d’investissement afin de prévoir une gestion échelonnée des travaux de rénovation. En raison de notre grande surface immobilière, il est primordial de tenir un calendrier précis des travaux à prévoir. 

« La volonté d’être plus "vert" et plus durable à toutes les échelles de l’université. »

L’université accompagne les mutations et les innovations du monde urbain et participe à l’avènement de la ville de demain : plus durable, plus respectueuse de l’environnement. Comment se reflète cette ambition à l’échelle des projets immobiliers de l’établissement ? 

Une telle ambition ne se décrète pas, elle s’applique et s’incarne dans des actions concrètes. L’université a ainsi fait le choix d’une énergie verte. Aujourd’hui, sept bâtiments de la Cité Descartes sont alimentés par la centrale géothermique GéoMarne. Si notre politique énergétique se veut ambitieuse, la volonté d’être plus « vert » et plus durable se retrouve à toutes les échelles de l’université : produits de nettoyage plus respectueux de l’environnement, implantation de ruches, flotte de véhicules électriques, éclairage LED… Lorsque l’on veut créer un véritable cercle vertueux, chaque action compte. L’une de nos dernières en date concerne la collecte des masques chirurgicaux depuis la pandémie. Une fois collectés, ceux-ci sont transformés dans une filière de recyclage.

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